Ces briques peuvent stocker de l’énergie


Des chercheurs américains ont mis au point un système qui permet de transformer une simple brique rouge en un supercondensateur, capable d’emmagasiner et de restituer une petite quantité d’énergie. Il ne s’agit que d’un premier pas, mais si elle arrive à maturité, cette technologie pourrait changer beaucoup de choses dans la façon dont nous stockons  et utilisons l’électricité.

© D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

Ce n’est un secret pour personne : l’énergie est une problématique absolument centrale de notre avenir. Production, stockage, utilisation… tous ses aspects font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches, qui permettront d’assurer l’approvisionnement pendant les décennies à venir. Et pour mettre le doigt sur la technologie qui révolutionnera notre futur énergétique, tous les moyens sont bons… y compris stocker de l’énergie dans des briques! Si cette idée pourrait sembler saugrenue, il n’en est rien : une équipe de l’université Washington à St. Louis est même parvenue à proposer une preuve de concept dans cette étude. Ils ont produit plusieurs prototypes de briques rechargeables en moins qu’un quart d’heure, et d’encaisser plus de 10.000 cycles de charge-décharge. Avec 50 de ces briques, il ont alimenté l’équivalent d’une lampe de bureau LED pendant près d’une heure.

Pour arriver à ce petit exploit, les chercheurs sont d’abord partis de l’hématite, un oxyde de fer particulièrement peu cher, et utilisé en abondance dans des catalyseurs, des aimants, divers alliages… et aussi dans des supercondensateurs. C’est ce constat qui a mis la puce à l’oreille de l’équipe, qui s’est mise à chercher un substrat naturellement riche en hématite. La réponse s’est vite imposée, puisqu’elle est présente en quantité dans des simples briques à moins d’un euro pièce.

Le PEDOT, clé de voûte du concept

Ils se sont ensuite servis de la structure des briques : à l’échelle microscopique, c’est un matériau très poreux, comme on le voit sur le cliché de microscope électrnique à balayage ci-dessous. Toutes ces petites aspérités à la surface des briques servent de point d’ancrage à un produit vaporisé sur la brique, nommé EDOT. Une fois en contact avec l’hématite, l’EDOT va polymériser, c’est à dire que les molécules d’EDOT vont s’assembler pour former un autre composé : le PEDOT.

A gauche, la porosité de la brique vue au microscope électronique. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

A gauche, la structure poreuse des briques vue au microscope. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. LouisIl est capable de conduire et de stocker une charge électrique ! Une brique recouverte de cette substance peut donc se comporter comme une petite batterie… Ou plutôt comme un supercondensateur, pour être précis. Si la vue d’une LED alimentée par une vulgaire brique est saisissante, ce concept est encore loin d’être utilisable en l’état. Certes, il serait possible d’en multiplier le nombre, mais cela signifie également multiplier les quantités de PEDOT, un nanomatériau bien plus cher que la brique en elle-même. Surtout qu’à l’heure actuelle, les supercondensateurs coûtent encore très cher et disposent de capacité plus faible que les batteries. En l’état, il s’agit donc surtout d’une preuve de concept.

Une foule d’applications potentielles

Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une fausse bonne idée. Même s’il paraît difficilement concevable d’alimenter un four ou un radiateur avec ce procédé, il est tout à fait envisageable de faire fonctionner de petits appareils comme des détecteurs de fumée. Mais surtout, c’est un procédé tout neuf qui ne demande qu’à être amélioré; d’après Julio D’Arcy, qui dirige le laboratoire à l’origine du projet, il existe même déjà des pistes pour en améliorer le rendement et la capacité.

Et si les accumulateurs du futur ressemblaient à ça ? © NeONBRAND – Unsplash

Et c’est un point crucial, car avec une capacité supérieure ne serait-ce que d’un seul ordre de grandeur, ces briques pourraient emmagasiner autant d’énergie qu’une batterie au lithium classique ! Pas besoin de vous faire un dessin : avec un matériau aussi peu cher et abondant que l’hématite, cela représenterait un changement radical dans une filière très destructrice pour l’environnement. Ajoutez à cela le fait que les supercondensateurs sont par nature beaucoup plus sûrs, plus fiables, et bien plus rapides à la charge et à la décharge que les batteries standard, et vous obtenez une solution potentiellement révolutionnaire !

La cerise sur le gâteau, c’est que les applications potentielles dépassent même le milieu de l’énergie. Comme vous avez pu le constater sur les photos ci-dessus, le PEDOT polymérisé ainsi prend la forme d’un maillage très étroit et très intriqué. En sciences des matériaux, cela signifie généralement que le matériau en question dispose d’un certain pouvoir filtrant. Cette généralité se vérifie pour le PEDOT, avec plusieurs études (dont celle-ci) qui ont déjà exploré et documenté sa capacité à filtrer l’eau. On pourrait donc imaginer un prototype d’habitation du futur écologique et performant, basé sur ces nouveaux matériaux. Un bâtiment entièrement imprimé en 3D à partir d’un composite d’hématite recouvert de PEDOT, capable de stocker le courant issu de panneaux solaires dans un premier mur, tout en filtrant son eau dans un second, et le tout sans la moindre batterie au lithium… What a time to be alive !

Papier Peint Auto-Adhésif…

  • Papier peint auto-adhésif: facile à appliquer rapidement sur une surface lisse, a une grille…
  • Papier peint auto-adhésif: auto-adhésif sans colle, sans bulles et sans gâchis. en PVC de…
  • Papier peint autocollant: Multifonction: appliqué pour décorer la cuisine, le salon, le fond…
  • Papier peint auto-adhésif: amovible. Facile à repositionner si vous faites une erreur la…



Source link

Boutique pour Football Lampe LED Holographique Illusion 3D


Une lampe de nuit hologramme illusion 3D parfaite n’existe pas …….

Eh bien, cette lampe de football est parfaite pour donner à vos proches de décorer leur chambre avec cette lampe de table holographique de football

  • Couleur: 8 couleurs intégrées
  • Base: noir
  • Toucher plume
  • Contenu de l’emballage: 1 base, 1 feuille de conception, 1 batterie rechargeable et un câble de charge
  • Matériel: acrylique

Découvrez nos autres LAMPE À LED Collection.

Une lampe de nuit hologramme illusion 3D parfaite n’existe pas …….

Eh bien, cette lampe de football est parfaite pour donner à vos proches de décorer leur chambre avec cette lampe de table holographique de football

  • Couleur: 8 couleurs intégrées
  • Base: noir
  • Toucher plume
  • Contenu de l’emballage: 1 base, 1 feuille de conception, 1 batterie rechargeable et un câble de charge
  • Matériel: acrylique

Découvrez nos autres LAMPE À LED Collection.



Source link

Ces briques peuvent stocker de l’énergie


Des chercheurs américains ont mis au point un système qui permet de transformer une simple brique rouge en un supercondensateur, capable d’emmagasiner et de restituer une petite quantité d’énergie. Il ne s’agit que d’un premier pas, mais si elle arrive à maturité, cette technologie pourrait changer beaucoup de choses dans la façon dont nous stockons  et utilisons l’électricité.

© D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

Ce n’est un secret pour personne : l’énergie est une problématique absolument centrale de notre avenir. Production, stockage, utilisation… tous ses aspects font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches, qui permettront d’assurer l’approvisionnement pendant les décennies à venir. Et pour mettre le doigt sur la technologie qui révolutionnera notre futur énergétique, tous les moyens sont bons… y compris stocker de l’énergie dans des briques! Si cette idée pourrait sembler saugrenue, il n’en est rien : une équipe de l’université Washington à St. Louis est même parvenue à proposer une preuve de concept dans cette étude. Ils ont produit plusieurs prototypes de briques rechargeables en moins qu’un quart d’heure, et d’encaisser plus de 10.000 cycles de charge-décharge. Avec 50 de ces briques, il ont alimenté l’équivalent d’une lampe de bureau LED pendant près d’une heure.

Pour arriver à ce petit exploit, les chercheurs sont d’abord partis de l’hématite, un oxyde de fer particulièrement peu cher, et utilisé en abondance dans des catalyseurs, des aimants, divers alliages… et aussi dans des supercondensateurs. C’est ce constat qui a mis la puce à l’oreille de l’équipe, qui s’est mise à chercher un substrat naturellement riche en hématite. La réponse s’est vite imposée, puisqu’elle est présente en quantité dans des simples briques à moins d’un euro pièce.

Le PEDOT, clé de voûte du concept

Ils se sont ensuite servis de la structure des briques : à l’échelle microscopique, c’est un matériau très poreux, comme on le voit sur le cliché de microscope électrnique à balayage ci-dessous. Toutes ces petites aspérités à la surface des briques servent de point d’ancrage à un produit vaporisé sur la brique, nommé EDOT. Une fois en contact avec l’hématite, l’EDOT va polymériser, c’est à dire que les molécules d’EDOT vont s’assembler pour former un autre composé : le PEDOT.

A gauche, la porosité de la brique vue au microscope électronique. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

A gauche, la structure poreuse des briques vue au microscope. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. LouisIl est capable de conduire et de stocker une charge électrique ! Une brique recouverte de cette substance peut donc se comporter comme une petite batterie… Ou plutôt comme un supercondensateur, pour être précis. Si la vue d’une LED alimentée par une vulgaire brique est saisissante, ce concept est encore loin d’être utilisable en l’état. Certes, il serait possible d’en multiplier le nombre, mais cela signifie également multiplier les quantités de PEDOT, un nanomatériau bien plus cher que la brique en elle-même. Surtout qu’à l’heure actuelle, les supercondensateurs coûtent encore très cher et disposent de capacité plus faible que les batteries. En l’état, il s’agit donc surtout d’une preuve de concept.

Une foule d’applications potentielles

Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une fausse bonne idée. Même s’il paraît difficilement concevable d’alimenter un four ou un radiateur avec ce procédé, il est tout à fait envisageable de faire fonctionner de petits appareils comme des détecteurs de fumée. Mais surtout, c’est un procédé tout neuf qui ne demande qu’à être amélioré; d’après Julio D’Arcy, qui dirige le laboratoire à l’origine du projet, il existe même déjà des pistes pour en améliorer le rendement et la capacité.

Et si les accumulateurs du futur ressemblaient à ça ? © NeONBRAND – Unsplash

Et c’est un point crucial, car avec une capacité supérieure ne serait-ce que d’un seul ordre de grandeur, ces briques pourraient emmagasiner autant d’énergie qu’une batterie au lithium classique ! Pas besoin de vous faire un dessin : avec un matériau aussi peu cher et abondant que l’hématite, cela représenterait un changement radical dans une filière très destructrice pour l’environnement. Ajoutez à cela le fait que les supercondensateurs sont par nature beaucoup plus sûrs, plus fiables, et bien plus rapides à la charge et à la décharge que les batteries standard, et vous obtenez une solution potentiellement révolutionnaire !

La cerise sur le gâteau, c’est que les applications potentielles dépassent même le milieu de l’énergie. Comme vous avez pu le constater sur les photos ci-dessus, le PEDOT polymérisé ainsi prend la forme d’un maillage très étroit et très intriqué. En sciences des matériaux, cela signifie généralement que le matériau en question dispose d’un certain pouvoir filtrant. Cette généralité se vérifie pour le PEDOT, avec plusieurs études (dont celle-ci) qui ont déjà exploré et documenté sa capacité à filtrer l’eau. On pourrait donc imaginer un prototype d’habitation du futur écologique et performant, basé sur ces nouveaux matériaux. Un bâtiment entièrement imprimé en 3D à partir d’un composite d’hématite recouvert de PEDOT, capable de stocker le courant issu de panneaux solaires dans un premier mur, tout en filtrant son eau dans un second, et le tout sans la moindre batterie au lithium… What a time to be alive !

Papier Peint Auto-Adhésif…

  • Papier peint auto-adhésif: facile à appliquer rapidement sur une surface lisse, a une grille…
  • Papier peint auto-adhésif: auto-adhésif sans colle, sans bulles et sans gâchis. en PVC de…
  • Papier peint autocollant: Multifonction: appliqué pour décorer la cuisine, le salon, le fond…
  • Papier peint auto-adhésif: amovible. Facile à repositionner si vous faites une erreur la…



Source link

Gagnants Tech At Home qui ont tiré le meilleur parti de leur quarantaine


En avril, nous avons mis les pirates informatiques au défi de tirer le meilleur parti d’une situation difficile en passant leur temps dans l’isolement à construire avec ce qu’ils avaient dans la boutique. La pandémie nous a peut-être forcés à rester chez nous et a pratiquement paralysé le transport maritime mondial, mais à en juger par le près de 300 projets qui ont finalement été entrés dans le Concours Making Tech At Home, cela n’a certainement pas étouffé la créativité de l’incroyable communauté Hackaday.

Bien qu’il ne soit jamais facile de sélectionner les gagnants, nous pensons que vous conviendrez que le Caméra thermique inverse est vraiment quelque chose de spécial. Combinant une imprimante thermique excédentaire, une STM32F103 Blue Pill et un module de caméra OV7670 à l’intérieur d’un boîtier fabriqué à partir de bouts de PCB revêtus de cuivre, le gadget imprime les images capturées sur un rouleau de papier pour reçus comme une sorte de polaroid lo-fi post-apocalyptique.

le Horloge HexMatrix a également illustré le thème du travail avec ce que vous avez, car l’électronique n’était rien de plus exotique qu’une chaîne de LED WS2811 et un Arduino ou un ESP8266 pour les piloter. Avec les LED montées dans un cadre et un diffuseur imprimés en 3D, cet écran unique a une beauté presque étrangère. Si vous aimez ce concept et que vous disposez de quelques LED RVB supplémentaires, vous allez adorer le Lampe ruche qui a pris une idée très similaire et l’a étirée dans la troisième dimension pour créer une source de lumière technicolor debout qui ne serait pas déplacée sur un vaisseau.

Chacun de ces trois meilleurs projets recevra une collection de pièces et d’outils gracieuseté de Digi-Key d’une valeur de 500 $.

Finalistes

Les amis de Digi-Key ont également eu la gentillesse de fournir de plus petits sacs de cadeaux électroniques aux créateurs des 30 projets suivants pour les aider à continuer à pirater en ces temps difficiles:

Le concours Making Tech At Home est peut-être terminé, mais malheureusement, il semble que COVID-19 traîne un peu. Espérons que certains de ces projets incroyables vous inciteront à tirer le meilleur parti de votre temps d’arrêt plus long que prévu.




Source link

LRM – Trivia Gauntlet of Infinite Doom de LRM


Trivia Gauntlet of Infinite Doom de LRM est de retour!

C’est assez simple en fait, gagner de super prix geek pour avoir fait un effort minimal.

Cette semaine est «précieuse»

3D Guerres des étoiles Lampe de table à DEL Darth Vader

3D Star Wars Darth Vader LED lampe de table veilleuse enfants chambre chambre cadeau

Comment gagner

Si vous souhaitez un LRM contributeur à concourir en votre nom pour le prix de cette semaine, tout ce dont vous aurez besoin pour m’envoyer un e-mail avec la ligne d’objet, « Vous m’avez échoué pour la dernière fois, Amiral. » Je sélectionnerai ensuite les lecteurs chanceux qui auront ensuite une chance de remporter le prix.

Réclamer votre fortune et votre gloire

Vous serez averti par e-mail si vous avez été sélectionné pour avoir un LRM lecteur joue le Gauntlet of Infinite Doom en votre nom. Si vous recevez un e-mail, vous devrez vous connecter à l’épisode pour savoir si vous avez gagné ou non. Si ton LRM Contributeur sort victorieux, vous gagnez le prix. Une fois que vous avez remporté le prix, vous devez m’envoyer un autre e-mail avec la ligne d’objet « VICTOIRE EST MINE! » Pour réclamer votre prix

REGARDE AUSSI: Dans combien de films MCU Stark et Cap ont-ils été? | Trivia Gauntlet Of Infinite Doom de LRM, épisode 2

Cet épisode de Gauntlet of Infinite Doom de LRM sera diffusé le vendredi 21 août. Si vous êtes l’un des trois lecteurs chanceux, écoutez l’épisode et voyez si vous êtes le fier propriétaire de cette jolie lampe Darth Vader. Et pendant que vous y êtes, voyez si vous pouvez répondre à une ou deux questions. C’est marrant!

Nous avons des plans pour le Trivia Gauntlet of Doom. Nous espérons les voir se réaliser dans un avenir pas si lointain. Petits changements, grands changements. Plus ces nouvelles idées se rapprocheront de leur mise en œuvre, nous ne manquerons pas de vous combler.

Poursuivez la conversation LRM Online sur Discord en CLIQUEZ ICI!

—–

Avez-vous vérifié LRM en ligneLe flux de podcast officiel de encore Le réseau de podcasts en ligne LRM? Cela inclut notre podcast phare Breaking Geek Radio: Le podcast, Nouvelles du film GeekScholars, et notre émission du matin LRMornings. Découvrez-le en écoutant ci-dessous. Il est également disponible sur toutes vos applications de podcast préférées!

Abonnez-vous sur: Podcasts Apple | Spotify | SoundCloud | Stitcher | jeu de Google



Source link

Ces briques peuvent stocker de l’énergie


Des chercheurs américains ont mis au point un système qui permet de transformer une simple brique rouge en un supercondensateur, capable d’emmagasiner et de restituer une petite quantité d’énergie. Il ne s’agit que d’un premier pas, mais si elle arrive à maturité, cette technologie pourrait changer beaucoup de choses dans la façon dont nous stockons  et utilisons l’électricité.

© D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

Ce n’est un secret pour personne : l’énergie est une problématique absolument centrale de notre avenir. Production, stockage, utilisation… tous ses aspects font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches, qui permettront d’assurer l’approvisionnement pendant les décennies à venir. Et pour mettre le doigt sur la technologie qui révolutionnera notre futur énergétique, tous les moyens sont bons… y compris stocker de l’énergie dans des briques! Si cette idée pourrait sembler saugrenue, il n’en est rien : une équipe de l’université Washington à St. Louis est même parvenue à proposer une preuve de concept dans cette étude. Ils ont produit plusieurs prototypes de briques rechargeables en moins qu’un quart d’heure, et d’encaisser plus de 10.000 cycles de charge-décharge. Avec 50 de ces briques, il ont alimenté l’équivalent d’une lampe de bureau LED pendant près d’une heure.

Pour arriver à ce petit exploit, les chercheurs sont d’abord partis de l’hématite, un oxyde de fer particulièrement peu cher, et utilisé en abondance dans des catalyseurs, des aimants, divers alliages… et aussi dans des supercondensateurs. C’est ce constat qui a mis la puce à l’oreille de l’équipe, qui s’est mise à chercher un substrat naturellement riche en hématite. La réponse s’est vite imposée, puisqu’elle est présente en quantité dans des simples briques à moins d’un euro pièce.

Le PEDOT, clé de voûte du concept

Ils se sont ensuite servis de la structure des briques : à l’échelle microscopique, c’est un matériau très poreux, comme on le voit sur le cliché de microscope électrnique à balayage ci-dessous. Toutes ces petites aspérités à la surface des briques servent de point d’ancrage à un produit vaporisé sur la brique, nommé EDOT. Une fois en contact avec l’hématite, l’EDOT va polymériser, c’est à dire que les molécules d’EDOT vont s’assembler pour former un autre composé : le PEDOT.

A gauche, la porosité de la brique vue au microscope électronique. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

A gauche, la structure poreuse des briques vue au microscope. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. LouisIl est capable de conduire et de stocker une charge électrique ! Une brique recouverte de cette substance peut donc se comporter comme une petite batterie… Ou plutôt comme un supercondensateur, pour être précis. Si la vue d’une LED alimentée par une vulgaire brique est saisissante, ce concept est encore loin d’être utilisable en l’état. Certes, il serait possible d’en multiplier le nombre, mais cela signifie également multiplier les quantités de PEDOT, un nanomatériau bien plus cher que la brique en elle-même. Surtout qu’à l’heure actuelle, les supercondensateurs coûtent encore très cher et disposent de capacité plus faible que les batteries. En l’état, il s’agit donc surtout d’une preuve de concept.

Une foule d’applications potentielles

Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une fausse bonne idée. Même s’il paraît difficilement concevable d’alimenter un four ou un radiateur avec ce procédé, il est tout à fait envisageable de faire fonctionner de petits appareils comme des détecteurs de fumée. Mais surtout, c’est un procédé tout neuf qui ne demande qu’à être amélioré; d’après Julio D’Arcy, qui dirige le laboratoire à l’origine du projet, il existe même déjà des pistes pour en améliorer le rendement et la capacité.

Et si les accumulateurs du futur ressemblaient à ça ? © NeONBRAND – Unsplash

Et c’est un point crucial, car avec une capacité supérieure ne serait-ce que d’un seul ordre de grandeur, ces briques pourraient emmagasiner autant d’énergie qu’une batterie au lithium classique ! Pas besoin de vous faire un dessin : avec un matériau aussi peu cher et abondant que l’hématite, cela représenterait un changement radical dans une filière très destructrice pour l’environnement. Ajoutez à cela le fait que les supercondensateurs sont par nature beaucoup plus sûrs, plus fiables, et bien plus rapides à la charge et à la décharge que les batteries standard, et vous obtenez une solution potentiellement révolutionnaire !

La cerise sur le gâteau, c’est que les applications potentielles dépassent même le milieu de l’énergie. Comme vous avez pu le constater sur les photos ci-dessus, le PEDOT polymérisé ainsi prend la forme d’un maillage très étroit et très intriqué. En sciences des matériaux, cela signifie généralement que le matériau en question dispose d’un certain pouvoir filtrant. Cette généralité se vérifie pour le PEDOT, avec plusieurs études (dont celle-ci) qui ont déjà exploré et documenté sa capacité à filtrer l’eau. On pourrait donc imaginer un prototype d’habitation du futur écologique et performant, basé sur ces nouveaux matériaux. Un bâtiment entièrement imprimé en 3D à partir d’un composite d’hématite recouvert de PEDOT, capable de stocker le courant issu de panneaux solaires dans un premier mur, tout en filtrant son eau dans un second, et le tout sans la moindre batterie au lithium… What a time to be alive !

Papier Peint Auto-Adhésif…

  • Papier peint auto-adhésif: facile à appliquer rapidement sur une surface lisse, a une grille…
  • Papier peint auto-adhésif: auto-adhésif sans colle, sans bulles et sans gâchis. en PVC de…
  • Papier peint autocollant: Multifonction: appliqué pour décorer la cuisine, le salon, le fond…
  • Papier peint auto-adhésif: amovible. Facile à repositionner si vous faites une erreur la…



Source link

Impression 3D de plus grandes éoliennes | Hackaday


Il y a plusieurs décennies, une version beaucoup plus jeune de moi était dans la voiture avec mon père et mon frère, parcourant l’autoroute pour une course ou une autre. Nous étions probablement tous sur le siège avant et aucun de nous ne portait de ceinture de sécurité; c’étaient des temps plus simples. Alors que nous passions sous un viaduc, mon père a dit: « Savez-vous pourquoi les viaducs sur ces routes sont si hauts? » Moi, à six ans, certainement pas, mais il était clair que papa avait quelque chose à dire à ce sujet, alors nous avons juste secoué la tête et avons attendu la leçon. «Parce que c’est la taille des missiles nucléaires.» Il est ensuite allé dans une explication de la façon dont le système routier inter-États aux États-Unis, alors encore à ses balbutiements, était conçu pour s’assurer que les forces armées pouvaient se déplacer dans le pays, de sorte que les passages supérieurs devaient permettre le passage des camions chargés de gros chargements.

C’était une leçon intéressante à l’époque, et au fil des années, j’ai continué à être impressionné par la clairvoyance et l’ingénierie qui ont été intégrées au système inter-États ici aux États-Unis. C’est loin d’être parfait, bien sûr, et ce n’est que récemment que les spécifications du système ont commencé à mettre un pincement sur des choses qui semblent totalement indépendantes des dimensions du viaduc – à savoir, la taille et l’efficacité des éoliennes.

Le plus grand, le meilleur

Extérieurement, la capacité de transformer l’énergie cinétique du vent en électricité semble avoir peu à voir avec les décisions de conception prises par les ingénieurs civils sous l’administration Eisenhower. Mais lorsqu’il s’agit d’énergie éolienne, la taille ou plus particulièrement la hauteur compte. Plus le moyeu d’une éolienne est haut au-dessus du niveau du sol, plus le vent est constant et rapide. Une étude par le Laboratoire national des énergies renouvelables, cartographié les vitesses du vent à 110 m et 160 m au-dessus du sol (AGL) sur tout le pays. Par rapport aux vents à 80 m – à peu près la hauteur moyenne d’une grande éolienne de nos jours – la différence est frappante.

Si les éoliennes pouvaient être soulevées jusqu’à 160 m AGL, de vastes étendues du pays pourraient potentiellement être utilisées pour la production d’énergie éolienne. Le NREL estime que des turbines plus hautes pourraient produire jusqu’à 45% d’électricité en plus.

Pont bas devant

Le besoin de turbines plus hautes est donc clair, mais leur construction plus haute crée d’autres problèmes. Plus la tour est haute, plus la base doit être large, pour supporter le poids massif des machines au-dessus et pour résister aux charges placées dessus par le vent. La culture actuelle de turbines de 80 m a des sections de base d’environ 4,5 m de diamètre, ce qui est juste en dessous de la hauteur minimale du viaduc routier (16 pieds ou 4,9 m) spécifiée pour les autoroutes inter-États. Lorsqu’elles sont placées sur une remorque surbaissée, ou sur une remorque faite sur mesure pour le travail, les sections les plus basses de la tour grattent à peine sous certains passages supérieurs, ce qui en fait quelques moments intéressants.

Transporteur de tour d’éoliennes avec direction arrière. La source: Shandong Steer Machinery Co., Ltd.

La réponse évidente au besoin de telles sections de base de tour est d’oublier de les fabriquer dans les usines et de simplement les construire sur place. Et si cela est possible, l’économie de la construction va à l’encontre de cela. Les usines qui fabriquent des pièces aussi énormes sont remplies de machines encore plus grandes nécessaires pour les fabriquer. Les ouvriers là-bas sont des artisans qualifiés qui travaillent dans des conditions contrôlées pour produire des pièces de précision qui résisteront à d’énormes charges. S’attendre à ce que de tels processus de précision soient exécutés au milieu d’un champ de maïs du Dakota du Nord à la mi-février demande beaucoup.

Extrusion sur site

Il s’avère cependant qu’il est peut-être possible d’installer une usine de tour d’éoliennes sur le chantier. General Electric, en collaboration avec l’entreprise de matériaux de construction LafargeHolcim et l’entreprise d’impression 3D de construction COBOD, a récemment annoncé prévoit d’imprimer en 3D les parties inférieures des tours d’éoliennes jusqu’à 200 mètres de haut. Leur premier prototype, un cylindre conique de dix mètres de haut en béton extrudé, a été imprimé à la fin de 2019 dans les installations de COBOD à Copenhague, a été imprimé à l’aide de l’imprimante à portique modulaire BOD2 de la société.

L’imprimante BOD2 a été conçue à l’origine pour imprimer des structures entières, des maisons aux petits immeubles de bureaux, sur place avec un minimum de personnel qualifié. En fonction de la configuration des modules de 2,5 m pour les axes X et Y, la BOD2 peut imprimer des structures jusqu’à 14 m sur 50 m, elle devrait donc être suffisamment grande pour imprimer les sections de base même pour les plus grandes tours d’éoliennes. . Une fois que les sections de base sont imprimées sur place à une hauteur où le diamètre se rétrécit à moins de 4,5 m, les sections préfabriquées traditionnelles seront vraisemblablement transportées sur le site et assemblées au-dessus du piédestal extrudé.

Il y a évidemment beaucoup d’ingénierie à faire pour s’assurer que cette approche hybride supportera les charges que subiront ces grandes éoliennes. Mais cela semble être une utilisation intelligente d’une technologie qui, franchement, nous a toujours semblé être un non-démarreur en termes de sa capacité à produire des bâtiments suffisamment attrayants pour que les gens veuillent réellement y vivre et y travailler. Une telle application utilitaire semble être le cas d’utilisation idéal pour l’impression 3D à grande échelle, et nous sommes impatients de voir si cela est rentable à long terme.



Source link

Ces briques peuvent stocker de l’énergie


Des chercheurs américains ont mis au point un système qui permet de transformer une simple brique rouge en un supercondensateur, capable d’emmagasiner et de restituer une petite quantité d’énergie. Il ne s’agit que d’un premier pas, mais si elle arrive à maturité, cette technologie pourrait changer beaucoup de choses dans la façon dont nous stockons  et utilisons l’électricité.

© D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

Ce n’est un secret pour personne : l’énergie est une problématique absolument centrale de notre avenir. Production, stockage, utilisation… tous ses aspects font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches, qui permettront d’assurer l’approvisionnement pendant les décennies à venir. Et pour mettre le doigt sur la technologie qui révolutionnera notre futur énergétique, tous les moyens sont bons… y compris stocker de l’énergie dans des briques! Si cette idée pourrait sembler saugrenue, il n’en est rien : une équipe de l’université Washington à St. Louis est même parvenue à proposer une preuve de concept dans cette étude. Ils ont produit plusieurs prototypes de briques rechargeables en moins qu’un quart d’heure, et d’encaisser plus de 10.000 cycles de charge-décharge. Avec 50 de ces briques, il ont alimenté l’équivalent d’une lampe de bureau LED pendant près d’une heure.

Pour arriver à ce petit exploit, les chercheurs sont d’abord partis de l’hématite, un oxyde de fer particulièrement peu cher, et utilisé en abondance dans des catalyseurs, des aimants, divers alliages… et aussi dans des supercondensateurs. C’est ce constat qui a mis la puce à l’oreille de l’équipe, qui s’est mise à chercher un substrat naturellement riche en hématite. La réponse s’est vite imposée, puisqu’elle est présente en quantité dans des simples briques à moins d’un euro pièce.

Le PEDOT, clé de voûte du concept

Ils se sont ensuite servis de la structure des briques : à l’échelle microscopique, c’est un matériau très poreux, comme on le voit sur le cliché de microscope électrnique à balayage ci-dessous. Toutes ces petites aspérités à la surface des briques servent de point d’ancrage à un produit vaporisé sur la brique, nommé EDOT. Une fois en contact avec l’hématite, l’EDOT va polymériser, c’est à dire que les molécules d’EDOT vont s’assembler pour former un autre composé : le PEDOT.

A gauche, la porosité de la brique vue au microscope électronique. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. Louis

A gauche, la structure poreuse des briques vue au microscope. A droite, la couche de PEDOT. © D’Arcy Lab – Washington University in St. LouisIl est capable de conduire et de stocker une charge électrique ! Une brique recouverte de cette substance peut donc se comporter comme une petite batterie… Ou plutôt comme un supercondensateur, pour être précis. Si la vue d’une LED alimentée par une vulgaire brique est saisissante, ce concept est encore loin d’être utilisable en l’état. Certes, il serait possible d’en multiplier le nombre, mais cela signifie également multiplier les quantités de PEDOT, un nanomatériau bien plus cher que la brique en elle-même. Surtout qu’à l’heure actuelle, les supercondensateurs coûtent encore très cher et disposent de capacité plus faible que les batteries. En l’état, il s’agit donc surtout d’une preuve de concept.

Une foule d’applications potentielles

Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une fausse bonne idée. Même s’il paraît difficilement concevable d’alimenter un four ou un radiateur avec ce procédé, il est tout à fait envisageable de faire fonctionner de petits appareils comme des détecteurs de fumée. Mais surtout, c’est un procédé tout neuf qui ne demande qu’à être amélioré; d’après Julio D’Arcy, qui dirige le laboratoire à l’origine du projet, il existe même déjà des pistes pour en améliorer le rendement et la capacité.

Et si les accumulateurs du futur ressemblaient à ça ? © NeONBRAND – Unsplash

Et c’est un point crucial, car avec une capacité supérieure ne serait-ce que d’un seul ordre de grandeur, ces briques pourraient emmagasiner autant d’énergie qu’une batterie au lithium classique ! Pas besoin de vous faire un dessin : avec un matériau aussi peu cher et abondant que l’hématite, cela représenterait un changement radical dans une filière très destructrice pour l’environnement. Ajoutez à cela le fait que les supercondensateurs sont par nature beaucoup plus sûrs, plus fiables, et bien plus rapides à la charge et à la décharge que les batteries standard, et vous obtenez une solution potentiellement révolutionnaire !

La cerise sur le gâteau, c’est que les applications potentielles dépassent même le milieu de l’énergie. Comme vous avez pu le constater sur les photos ci-dessus, le PEDOT polymérisé ainsi prend la forme d’un maillage très étroit et très intriqué. En sciences des matériaux, cela signifie généralement que le matériau en question dispose d’un certain pouvoir filtrant. Cette généralité se vérifie pour le PEDOT, avec plusieurs études (dont celle-ci) qui ont déjà exploré et documenté sa capacité à filtrer l’eau. On pourrait donc imaginer un prototype d’habitation du futur écologique et performant, basé sur ces nouveaux matériaux. Un bâtiment entièrement imprimé en 3D à partir d’un composite d’hématite recouvert de PEDOT, capable de stocker le courant issu de panneaux solaires dans un premier mur, tout en filtrant son eau dans un second, et le tout sans la moindre batterie au lithium… What a time to be alive !

Papier Peint Auto-Adhésif…

  • Papier peint auto-adhésif: facile à appliquer rapidement sur une surface lisse, a une grille…
  • Papier peint auto-adhésif: auto-adhésif sans colle, sans bulles et sans gâchis. en PVC de…
  • Papier peint autocollant: Multifonction: appliqué pour décorer la cuisine, le salon, le fond…
  • Papier peint auto-adhésif: amovible. Facile à repositionner si vous faites une erreur la…



Source link